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Printemps des Sciences 2016 : Food’ Sciences !

Printemps des Sciences 2016 au Campus techniqueActivités proposées

Atelier 1 : Chimie-Biotechnique : « Que contient vraiment votre assiette ? »
David Coornaert, Anne-Sophie Deprez 

La biotechnologie est une nouvelle science ayant pour but de mieux comprendre les  processus biochimiques à l’aide d’appareils informatiques spécifiques. Nous vous proposons cette année de découvrir ces nouvelles techniques  résultant d'un mariage entre la science des êtres vivants (la biologie) et un ensemble de techniques nouvelles issues d'autres disciplines telles que la microbiologie, la biochimie, la biophysique, la génétique, la biologie moléculaire, l'informatique,  …

Lors de cet atelier, les élèves feront la comparaison de séquences ADN issues des aliments d'un plat et analyseront l’identification des organismes dont ces aliments proviennent.
Vous plongerez dans le futur.

 

Atelier 2 : Physique : « De cru à cuit, qui l’eut cru ? »
Stéphane Petö , Thierry Quévy

Percy Spencer qui travaillait dans le domaine des radars, constata que la barre de chocolat avait fondu dans sa poche ; il venait de découvrir le procédé de cuisson par micro-onde qui fut breveté en 1945 et qui est largement répandu actuellement.

La cuisson sur des taques à induction ne rencontre pas tant de succès, pourtant, ce procédé basé sur les champs magnétiques est surprenant : seul le fond de la casserole chauffe et la plaque vitrocéramique reste froide ! Comment ça fonctionne ?

L’atelier de Physique aura pour sujets les champs magnétiques, les effets induits et la lévitation magnétique abordés grâce à de multiples démonstrations expérimentales.

Nous tenterons l’exploit de mettre un œuf sur le plat en lévitation sur une taque à induction !

Après tout ça, nous pourrons la démonter et voir ce qu’il y a à l’intérieur…

 

Atelier 3 : Electricité-Electronique : « Aliments ↔ Energie électrique »
Stéphanie Dupuis , David Arnaud

Etude des interactions possibles entre l’alimentation et l’énergie électrique :

  • Production d’énergie électrique à base d’aliments : la puissance du citron, de la pomme de terre ou de l’orange.
  • Différents modes de cuisson des aliments à partir de l’énergie électrique.
  • L’eau, bon conducteur ou pas ?


Atelier 4  :  Construction : « Une brique de massepain dans le ventre »
Geoffroy Chardome, Mickaël Mercier 

L’atelier du service de construction propose de répondre à la question : « Saurait-on construire la maison de la sorcière  du conte de Hansel et Gretel?». Durant cet atelier, nous mesurerons les résistances de différents aliments (traction, compression, flexion), pour ensuite comparer ces valeurs de résistance à celles de matériaux traditionnels de construction. Nous fabriquerons également du verre à base de sucre, technique souvent employée dans l’industrie du cinéma pour réaliser du vitrage destiné à être brisé tout en limitant le risque de coupure.

 

Atelier 5  :   Electronique : « Questions de goût… »
Gaëtan Paulet 

Atelier de questions-réponses sur le thème de la nourriture. Chaque participant reçoit un module comprenant quatre boutons. Vingt questions vont s'afficher successivement à l'écran avec, pour chacune, quatre propositions de réponses. Les joueurs répondent en appuyant sur le bouton associé à la réponse de leur choix. Celui qui a le plus de bonnes réponses au bout des 20 questions est le gagnant !

 

Conférence

Conférence du vendredi 18 mars à 14 h :  Pr. Ruddy Wattiez,  chef de service de Protéomie et de Microbiologie, Doyen de la Faculté des Sciences, UMONS 

DES BACTÉRIES ENVISAGÉES COMME NOURRITURE
POUR ALLER MARCHER SUR MARS !

L’actualité récente (la découverte d’eau liquide) a relancé la course du premier humain posant le pied sur Mars. La NASA ainsi que l’Agence Spatiale Européenne se sont fixés ce but pour 2030.

Depuis presque 15 ans, l’humanité n’a plus quitté l’espace si ce n’est qu’elle maintient sa présence dans l’espace par le biais de la Station Spatiale Européenne (ISS). La survie des astronautes au sein de ce vaisseau n’est cependant possible que via un programme coûteux en termes de ravitaillements réguliers. Ceux-ci assurent, d’une part, le réapprovisionnement de la station en eau, en oxygène et en nourriture et, d’autre part, l’élimination du CO2 produit par l’équipage. Un tel concept ne peut être imaginé dans le contexte d’un voyage lointain tel qu’un voyage sur Mars sans compter sur l’établissement possible d’une station permanente sur une planète hostile.

Dans ce contexte, afin de s’affranchir de cette dépendance terrestre tout en permettant d’envisager des missions spatiales à plus longue distance (base lunaire, exploration martienne, …) qui ne permettent pas le stockage de toute la nourriture nécessaire à bord d’un vaisseau, l’ESA a entrepris, il y a déjà 25 ans, la conception d’un écosystème artificiel permettant d’exploiter les déchets produits par l’équipage. Ainsi, le CO2, les eaux d’hygiène, l’urine, les matières fécales et les restes alimentaires pourraient être recyclés en eau pure, en nourriture et en oxygène.

Le projet MELiSSA (Micro-Ecological Life Support System Alternative) de l’ESA (European Space Agency) vise donc à la construction d’un écosystème artificiel offrant aux astronautes une totale autonomie y compris en nourriture au cours de futures missions spatiales.

Cet écosystème artificiel, appelé boucle MELiSSA, se base sur l’utilisation de bioréacteurs interconnectés comportant chacun des bactéries soigneusement sélectionnées pour leur métabolisme. Au cours de l’exposé, le fonctionnement de cette boucle ainsi que de chacun des bioréacteurs vous sera présenté et discuté. Un intérêt particulier sera porté  sur certaines bactéries possédant une valeur nutritive remarquable et qui dans ce contexte pourront servir de base alimentaire aux astronautes. Outre son intérêt dans la conquête spatiale, des applications terrestres de la boucle MELiSSA vous seront également présentées et discutées. 

 

Consulter le programme sur le site officiel du Printemps des Sciences

 

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