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Historique de l'Ecole Normale

L’école Normale de l’Etat à Mons

La naissance de l’école : Arrêté royal de 1870

Le ministre de l’Intérieur Eudore Pirmez marquait son accord et par arrêté royal du 17 février 1870, désignait la ville de Mons comme siège d’une école normale pour instituteurs.

L’ingénieur-architecte montois Joseph Hubert dont la renommée était déjà établie par l’ampleur de ses réalisations fut chargé de la conception du projet.

Le nouvel édifice devait être un modèle du genre. A cette fin, le gouvernement avait procédé à une enquête sur l’organisation des écoles normales existantes et dressé un « programme des règles à suivre pour la construction des locaux nécessaires à l’installation des nouvelles écoles normales » .

Quant à Jean Hubert, il visita les principales écoles de l’étranger et fit une étude approfondie des centres scolaires aux Etats-Unis.

L’avant-projet et l’estimation des dépenses furent rapidement prêts mais la réponse de Bruxelles se fit tellement attendre qu’elle fit l’objet d’interpellations au conseil communal de Mons et au Parlement .
Bruxelles et Mons se rejetèrent la balle mais la procédure se remit en marche et le projet définitif fut approuvé le 3 février 1872.

La mise en adjudication eut lieu le 4 juin et Gorez, entrepreneur à Beloeil, fut déclaré adjudicataire. Les travaux devaient être terminés fin août 1874.

En fait les choses n’allèrent pas aussi rondement que prévu. On se heurta, au départ, à un obstacle qu’on avait perdu de vue : les substructures des anciennes fortifications de la ville. Les travaux de terrassement s’avérèrent longs et difficiles.

Le 12 septembre 1872, le prince de Caraman-Chimay, gouverneur du Hainaut, et le bourgmestre F. Dolez posèrent la première pierre.

Quatre années  plus tard, les bâtiments étaient prêts et le jeudi 9 novembre 1876, le Ministre J.B-C. Delcour pouvait inaugurer l’école et proclamer l’ouverture des cours. Elle eut lieu en présence des professeurs, des élèves et de leurs familles.

Le magnifique réfectoire de l’établissement avait reçu une décoration de circonstance pour la cérémonie, les draperies aux couleurs nationales suspendues au-dessus du buste du Roi.

L’Abbé A. Lecomte, directeur de l’école prononça en cette circonstance un discours d’une haute élévation de pensée.

Il y mettait l’accent sur l’importance fondamentale des écoles primaires pour l’avenir du pays et, partant sur la mission éminente d’une école chargée de la « formation des maîtres » appelés à enseigner dans les écoles primaires.

Evoquant rapidement l’objectif essentiel de l’enseignement qui devait être dispensé aux « normalistes », il tint à mettre l’accent sur la tenue des livres, le dessin et la musique, mais aussi sur les sciences naturelles, y rattachant la culture maraîchère et l’arborculture. Il exprima ensuite sa satisfaction de voir figurer la gymnastique au programme des écoles normales et souligna  enfin l’importance de la formation morale et civique des futures enseignants.

Extrait du livre de J. Merckx : Cent ans au service du peuple.